Extraits de presse
 5.38. 20 juin 2003 L'économie colmarienne auscultée par Le Point

Colmar - Perspectives
Economie: L'heure des choix

Si l'économie locale reste bien portante, les nuages s'accumulent. Gilbert Meyer saura-t-il relancer la machine ?

Michel Revol

Cest un florilège d'articles que communique avec grand plaisir la municipalité. Publiés par la presse nationale (Capital, L'Entreprise, Ça m'intéresse...), ces dossiers brossent, dans le domaine du prix de l'eau, du logement social ou encore des impôts locaux, le portrait d'un premier de la classe. Pourtant, ces palmes attribuées à Colmar ne convainquent pas tout le monde. « M. Meyer a été élu en 2001 sur un slogan : "Pas de hausse des impôts locaux". Ce mot d'ordre a été respecté, je le reconnais. Mais est-ce qu'un maire doit être seulement un bon gestionnaire ? Car ne pas augmenter les recettes signifie aussi se priver de revenus supplémentaires pour lancer des projets économiques », raille Laëtitia Rabih, étoile montante de l'opposition municipale.

Alanguie sur les bords de la Lauch, sillonnée par ses nombreux touristes en goguette, Colmar aurait-elle besoin d'un sérieux coup de fouet ? Gagnerait-elle à ce que son maire-gestionnaire se transforme en entrepreneur prêt à prendre des risques pour affronter l'avenir ? « Le maire est en train de transformer Colmar en carte postale. Elle mériterait que l'on s'intéresse davantage à son avenir », regrette Monique Marchal, chef de file de la gauche colmarienne. « Je reproche à Gilbert Meyer une certaine désinvolture envers le tissu économique de la ville », ajoute, sous couvert d'anonymat, un décideur économique important de Colmar.

Pourtant, jusqu'alors, rien d'affolant. L'économie locale reste en bonne santé. Selon Gilbert Meyer, la base d'imposition de la taxe professionnelle, cet impôt payé par les entreprises, augmente tous les ans depuis 1995. En clair : si des entreprises meurent, d'autres, plus nombreuses, les remplacent. De plus, le taux de chômage du bassin d'emploi (80 communes) est toujours largement inférieur à la moyenne nationale : 6 % à la fin d'avril selon l'ANPE, contre 9,3 % pour la métropole. Mais voilà : les clignotants commencent à s'affoler. « Si la balance est positive en matière de création d'entreprises, elle est négative concernant la création d'emplois », s'alarme Jean-Martin Maurer, directeur général de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Colmar et du Centre-Alsace. La courbe du chômage s'en ressent : même s'il reste contenu, le nombre de chômeurs dans le bassin a grimpé, entre 2002 et 2003, de 21 %, contre moins de 20 % sur le plan national !

La raison essentielle de ce décrochage est, paradoxalement, celle qui a fait la force de Colmar et de l'Alsace : la forte présence d'industries (56 % de l'emploi est industriel, ce qui place l'Alsace à la 2e place des régions françaises, derrière la Franche-Comté). Un secteur qui réduit sa voilure dans le Centre-Alsace. En cause : la crise japonaise et la chasse aux coûts. « Depuis dix ans, Timken a par exemple ouvert une usine en Roumanie et une autre en Pologne, toutes deux de taille équivalente à celle de Colmar, observe Gérard Fellmann, président de la CCI. Un exemple qui prouve que, désormais, les industriels cherchent la main-d'oeuvre là où elle est la moins chère. Je crains que, bientôt, d'autres secteurs de la région connaissent la crise qu'a traversée le textile il y a quelques années. »

D'autres menaces pointent leur nez : la mauvaise santé de l'économie allemande, qui risque d'affecter les travailleurs transfrontaliers, et la récession du secteur du tourisme, susceptible de tarir le flot de touristes qui fait vivre, à Colmar, un salarié sur sept !

Des signes d'inquiétude

Selon certains observateurs, il faut donc agir sans tarder. Et regarder vers l'avenir, c'est-à-dire diversifier le tissu économique local. « Nous devons nous orienter plus vers le tertiaire et nous spécialiser en explorant de nouvelles niches », exhorte Gérard Fellmann. Le pôle de biotechnologies en cours de constitution en Alsace (la BioValley), dont le centre est établi à Colmar, est un début de réponse. Son potentiel en matière de création d'emploi semble toutefois marginal. « Je suis sceptique. Ce n'est pas avec ces emplois que nous allons compenser le départ des entreprises traditionnelles », observe le président de la CCI.

C'est pourquoi, face aux nuages qui s'accumulent, Gérard Fellmann prône aussi un soutien aux entreprises en place. Comment ? En renforçant les infrastructures, notamment, qui sont en partie de la compétence municipale. « Le maire de Colmar doit faire en sorte que son territoire soit compétitif », assure un acteur économique. Or, critiquent certains, Gilbert Meyer n'en prend pas le chemin. La bataille à propos de la fermeture de l'aéroport de Colmar-Houssen, qui s'est soldée par un maintien du site jusqu'en 2005, apparaît ainsi comme l'exemple type d'une décision à contre-courant. « Certes, l'aéroport était déficitaire, comme le sont tous les aéroports d'aviation d'affaires, reconnaît Gérard Fellmann. Mais la volonté du maire de le fermer aurait été désastreuse pour la région. L'aviation d'affaires permet en effet aux cadres en provenance de toute l'Europe de se réunir à Colmar. Il fallait à tout prix que cette activité soit maintenue pour éviter de nouveaux départs d'entreprises. »

Gilbert Meyer connaît ces critiques. En fermant l'aéroport, il voulait aider la ville à s'étendre vers le nord grâce aux 108 hectares de l'aéroport et mettre justement une part de ces terrains à la disposition de nouvelles entreprises. Mais, au-delà de cette querelle, l'affaire a révélé la fracture qui existe entre la mairie et le pouvoir économique. Entre ces deux acteurs locaux qui devraient travailler main dans la main, le courant ne passe plus. « Avant l'élection de Gilbert Meyer, il existait une synergie entre la mairie, la CCI, et les banques, raconte Laëtitia Rabih. Ce réseau avait permis d'impulser de vrais projets, comme la zone d'activités de Nambsheim-Balgau. C'est désormais fini ! »

Dynamiser le tourisme

Pourtant, tout le monde devrait agir dans le même sens pour dynamiser le tissu économique. « Il ne faut plus espérer que les grandes industries sauveront l'Alsace, prévient Gérard Fellmann. Désormais, il faut aller prospecter à plusieurs à l'étranger pour attirer des sociétes séduites par des pays plus compétitifs. » Le tourisme pourrait lui aussi profiter d'une force de frappe commune de la région. « Les touristes ne restent pas longtemps dans la région pour la simple raison qu'on ne sait pas s'entendre pour créer des offres communes. Pourquoi ne pas créer des packages alliant des nuits d'hôtel avec des circuits dans le vignoble, par exemple ? » suggère Laëtitia Rabih.

Autre sillon à creuser : la renommée de la ville à l'étranger. Trop peu connue au-delà de nos frontières - exception faite des pays voisins comme l'Allemagne -, Colmar dispose pourtant, avec Bartholdi, d'un enfant qui rayonne jusqu'aux Etats-Unis. « L'image de Bartholdi n'est pas assez exploitée. Colmar devrait renforcer ses liens avec les Etats-Unis pour attirer des touristes et des entreprises, grâce notamment à son jumelage avec Princeton », observe la jeune conseillère municipale.

Mis sur la sellette, Gilbert Meyer conserve un flegme inébranlable. D'autant qu'il assure posséder dans ses cartons assez de projets pour permettre à Colmar d'affronter l'avenir. C'est, d'abord, la constitution de la communauté d'agglomération de Colmar, cette fameuse CAC qui agite le landerneau local (lire ci-dessous). « Grâce à la communauté d'agglo, l'Etat versera une dotation d'environ 30 euros par habitant. Multipliées par les 80 000 habitants de la CAC, ces aides représenteront une manne pour nous aider à investir. Nous bénéficierons par ailleurs du soutien financier de l'Etat pour lancer de grandes réalisations », assure Gilbert Meyer.

Parmi ces projets, des axes routiers et autoroutiers, des équipements sportifs, mais aussi l'amélioration de l'offre en matière d'enseignement supérieur. « C'est ma priorité : renforcer le site universitaire de Colmar. Ainsi, les parents n'auront plus à envoyer leurs enfants étudier ailleurs, et l'offre de formation sera tirée vers le haut. Les entreprises pourront alors trouver sur place un personnel compétent et qualifié », argumente le maire de Colmar.

Autres outils de développement : l'actuel grand pays de Colmar, regroupant 103 communes, et, surtout, un probable district européen associant Colmar et Fribourg d'ici à l'été. Soit, au total, une métropole de quelque 600 000 habitants ! « Nous pourrons ainsi obtenir des fonds européens pour engager de nouveaux chantiers, poursuit Gilbert Meyer. En matière d'aménagement du territoire, c'est remarquable. La stratégie que je mène pour la ville et la région est avant-gardiste ! »

Encore faudra-t-il traduire ce discours en acte. Or, jusqu'ici, les chefs d'entreprise et l'opposition municipale restent prudents. « La CAC doit devenir la locomotive de l'ensemble du Centre-Alsace. Mais quelle sera la position de Gilbert Meyer quand il sera élu président de la CAC, comme cela paraît probable ? s'interroge Laëtitia Rabih. Sera-t-il, là aussi, seulement un gestionnaire ? »

© le point 20/06/03 - N°1605 - Page 203

Colmar
Gilbert Meyer au banc d'essai

Député du Haut-Rhin depuis 1993, maire de Colmar depuis 1995, Gilbert Meyer est avant tout un professionnel de la gestion publique. Portrait d'un Alsacien autoritaire et travailleur.

Christine Rigollet

Racines

Alsaciennes Gilbert Meyer est né à Dessenheim le 26 décembre 1941, dans une famille d'agriculteurs. « Pas le luxe, mais le confort. » Joseph et Mélanie Meyer donnent à leurs deux filles et à leur fils une éducation rigoureuse, « empreinte d'une grande moralité », traditionnelle et catholique. « Je le suis toujours. Il faut posséder la foi. Sans la foi, point de salut. » Il a goût à ce qui touche à la culture de sa région et fera partie, un moment, de la troupe de théâtre alsacien de Dessenheim.

Guerrières Il a l'esprit militaire. Appelé en Algérie de 1961 à 1963, il sert dans l'aviation, puis dans l'état-major interarmées. « J'aurais pu m'engager et faire carrière, mais je venais de me fiancer. » Cette vocation lui est restée. Il vient de rédiger un rapport sur l'état des matériels militaires et remplit auprès du ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, une mission sur les logements des militaires. « Je me sens encore pris par l'uniforme. » Pendant quinze ans, il a revêtu celui de chef de corps des sapeurs-pompiers. Il reste mobilisé : « En campagne électorale, je suis un chef de guerre, sans concession, tout en respectant l'adversaire. »

Dominée par les chiffres

Carrière

« Les chiffres, c'est mon truc. » Il commence par des études de comptabilité en alternance et obtient un CAP à Colmar. Il poursuivra après l'Algérie avec un brevet professionnel. Sa maîtrise du budget de la ville est totale. « Je défie quiconque de m'avoir sur l'analyse des chiffres. Je peux les lire en diagonale et les retenir. Ainsi, vous êtes précis et vous impressionnez votre interlocuteur. »

Professionnel de la fonction territoriale Après quatre ans dans le privé - chef de service de fabrication dans une unité de produits chimiques à Mulhouse -, il va gravir, un à un, à partir de 1967, tous les échelons de l'administration communale : commis, rédacteur, secrétaire de mairie. Parallèlement, il reprend des études à la faculté de droit de Strasbourg, où il obtiendra, en 1981, un DESS d'administration des collectivités locales. Il prend la direction du Sivom (Syndicat intercommunal à vocation multiple) Essor du Rhin en 1975, de celui de la région de Guebwiller en 1982 et, en 1988, devient secrétaire général de l'Association des maires du Haut-Rhin. Ainsi, le politique est d'abord un gestionnaire. « Aujourd'hui, je ne suis pas seulement le maire, mais aussi le patron. C'est un avantage. » « S'il n'avait pas été maire, il aurait pu être un bon chef d'entreprise », confirme son adjoint Yves Muller.

Ancrage

Associatif « Je suis un pur produit du monde associatif. » A Dessenheim, le jeune Gilbert aime organiser des fêtes, des carnavals. Il crée avec des amis une société de tir, un judo-club, l'office municipal et culturel. A 18 ans, il est arbitre de basket.

Gaulliste « De Gaulle était notre idole », se souvient un de ses camarades d'enfance. Gaulliste de coeur, il le devient aussi par conviction en 1958. C'est sur les traces de Georges Bourgeois, président du conseil général et député (UD, 5e), en 1968, qu'il commence à s'intéresser à la politique. Mais c'est en 1969 qu'il se lance, en participant à la campagne de Georges Pompidou. « Depuis, je suis en campagne permanente. » A partir de 1982, sous l'étiquette RPR, puis UMP, il sollicite et obtient ses mandats électifs : conseiller général, vice-président du conseil général, conseiller régional, député et maire. Il se sent « à l'aise » à l'UMP, où il apprécie Juppé et Sarkozy. « Raffarin ne me dérange pas. » Il voue une grande fidélité à Chirac et, bien que ce dernier ait soutenu son adversaire, Edmond Gerrer, en 1993, le député du Haut-Rhin a fait partie dès novembre 1994 des 50 premiers parlementaires à apporter leur soutien à sa candidature.

Ultraconservateur Il a signé la pétition des maires contre le « mariage homosexuel » (Pacs), voté contre la réforme de l'IVG et de la contraception en décembre 2000. Ses positions sur la peine de mort et ses discours sécuritaires lui valent l'approbation des électeurs du Front national. Pour lutter contre « l'occupation sauvage du domaine public », il a pris des dispositifs antimendicité, antiprostitution, anti-gens du voyage, qui ont fait grand bruit. « C'est vrai, plastronne-t-il, j'étais avant-gardiste. Aujourd'hui, tout le monde me suit. »

Caractère

Autoritaire Il le reconnaît. « Dominateur », confirme un de ses proches. « Son but n'est pas d'être aimé, mais d'être respecté et craint. » Ses adversaires décrivent un homme « brutal, psychorigide, méprisant et paranoïaque ». Ils rappellent à loisir combien l'ancien maire, le CDS Edmond Gerrer, était un humaniste, respectueux des droits de chacun. Gilbert Meyer tient tous les leviers et ne délègue que dans un cadre strictement défini. « Si l'on doit sortir du cadre, il faut revenir me consulter. » Il admet difficilement la critique. « Il rejette d'entrée de jeu vos suggestions, de façon désagréable, voire insupportable », confie Bernard Rodenstein, qui a jeté l'éponge au bout de deux ans et demi d'opposition municipale. « Je fais rarement des concessions, admet le maire. Après avoir écouté, pesé avantages et inconvénients, je ne reviens pas sur ma décision. »

Ombrageux Le maire n'a pas pardonné à son ancien adjoint aux sports, l'ex-Démocratie libérale Dominique Grunenwald, d'avoir présenté contre lui une liste dissidente Divers droite aux élections municipales de 2001. « Comme par hasard, ironise le conseiller municipal, je me suis retrouvé exclu de DL, puis de l'UMP ! » Quant aux griefs pour lesquels, en octobre 2002, il a retiré leur délégation à Jean-Marie Ritzenthaler et Pascale Havé, ils n'ont jamais été exposés publiquement. Gilbert Meyer possède cette susceptibilité des gens issus du monde rural qui veulent prouver à tout prix qu'ils sont aussi bons que les autres et qui, pour cela, travaillent beaucoup plus que les autres.

Perfectionniste Ses camarades de l'école de Dessenheim se rappellent un petit garçon « très discipliné, très ordonné ». Il connaît à fond ses dossiers, fait preuve de ténacité, travaille énormément, de façon méthodique et planifiée. Une véritable machine électronique où tout est contrôlé, y compris les émotions. Très exigeant avec lui-même, il ne laisse rien passer à ses collaborateurs. « Il ne nous remercie jamais. Lorsqu'il ne nous dit rien, c'est que c'est bon », s'amuse l'un d'eux.

Bâtisseur Avec l'armée, le logement est son second domaine de prédilection. Une loi porte son nom, celle du 18 février 1998, donnant la possibilité de confier la rénovation et la gestion de logements privés à des offices HLM. A son actif : la réhabilitation de logements, la place Rapp, le Grillen, un stade de foot, une mosquée... Une piscine est en construction, une médiathèque est en projet. Le prochain grand chantier est celui de la gare.

Mode de vie

Solitaire Les électeurs colmariens, qui n'en demandaient pas tant, ont découvert, dans les brochures électorales de mars 2001, la vie triste et édifiante de Gilbert Meyer. Il a perdu très tôt sa femme, Marie-Jeanne Imhoff, la fille du maître boucher de Fessenheim, épousée en 1965. Elle a disparu en 1970, à 27 ans, des suites inattendues d'une banale opération. « Le choc affectif est horrible, le vide, le désespoir, presque le renoncement, mais il y avait Olivier, son fils de 3 ans. Sa décision est prise, il assumera seul, avec l'aide de sa belle-mère, l'existence du petit Olivier. Il se consacrera aux siens et aux autres. » Olivier, après des études supérieures de commerce, s'est marié en juillet 2001, a aujourd'hui créé sa propre société dans le commerce du vin. Le tempérament de solitaire de Gilbert Meyer ne l'empêche pas de se « défouler », dit-il, avec ses différents cercles d'amis. Ni de retrouver avec plaisir ses camarades en politique, chaque fois qu'il faut « partir en guerre ». C'est un homme ultrasecret. « Je ne crois pas qu'il ait de confidents », hasarde un de ses amis.

Hygiénique Le maire de Colmar est inscrit à un club de tir et fait chez lui, de 5 h 30 à 6 h 30 (plus tôt s'il doit prendre un avion), une heure d'éducation physique chaque jour et deux heures le dimanche. « Je ne déroge pas. Cela fait partie de l'hygiène de vie. » Pour la même raison, et bien qu'il aime la bonne chère et les bons vins, il surveille son alimentation.

Tourné vers l'action Peu attiré par la musique ou par le théâtre, Gilbert Meyer aime la moto, le cinéma (les films de guerre) et la lecture (les ouvrages d'histoire « qui abordent les périodes clés comme le Versailles de la royauté, l'apogée des Habsbourgs, les grandes heures de Saint-Pétersbourg » et les livres d'action, « qui délassent et revivifient »).

Ambitions

Colmariennes « J'ambitionne essentiellement de faire mon travail le mieux possible. » Il reconnaît pourtant avoir des ambitions nationales, mais veut privilégier, sur tout autre, son mandat de maire. Les Colmariens, avec qui il joue la carte de la proximité (réunions de quartier, permanences, courrier), l'ont réélu en 2001 au premier tour. Dans ces conditions, impensable pour lui de les abandonner pour un portefeuille ministériel. « Approché » lors de la constitution du dernier gouvernement, il a donc refusé.

Il « réfléchit », par contre, à la possibilité de se présenter aux prochaines élections sénatoriales de septembre 2004. « C'est le seul mandat qui me manque », a-t-il plusieurs fois glissé

le point 20/06/03 - N°1605
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