Extraits de presse
 5.36. 6 juin 2003 La CCI entre en campagne pour l'aérodrome

Le must pour les voyages d'affaires

Le président de la CCI Gérard Fellamnn et les représentants de Liebherr ont décollé de Colmar-Houssen à bord d'un jet, pour rallier Sofia en un peu plus de deux heures.(Photo DNA)

En jet, Sofia est à 2 heures 11 de Colmar, alors qu'il n'y a pas de vol direct pour la capitale bulgare à partir des deux grands aéroports alsaciens. Un argument de poids, aux yeux des utilisateurs, en faveur du maintien d'un aéroport en Centre-Alsace

Mercredi, l'avion privé du groupe Liebherr a décollé de Colmar-Houssen pour Sofia avec à son bord le président de la CCI. L'entreprise se rendait en Bulgarie pour voir un client, la chambre consulaire pour signer un partenariat avec les entrepreneurs de la Ville de Panagyurishte. La société a proposé au président de la CCI Gérard Fellmann de partager son avion. L'aller-retour est tout à fait envisageable en 24 heures. Alors qu'en passant par Zurich ou Paris, les passagers auraient perdu au minimum une demi-journée. Elles sont une vingtaine d'entreprises régionales à utiliser la souplesse de l'aéroport de Colmar-Houssen, pour leurs déplacements : Behr-France, Knauf (propriétaire d'une compagnie basée sur place), Sony, Rhenalu, le CIC, Staub, la Scapalsace, Mark IV...

10% de passagers en plus

Dans un argumentaire circonstancié, elles réitèrent leur demande du maintien d'un aéroport en Centre-Alsace. Avec une logique imparable. « Une ville a besoin des entreprises. Et les entreprises ont besoin d'infrastructures de communication pour leur activité. » Ou encore : « Favoriser de nouvelles implantations économiques, c'est bien, mais il faut aussi prendre en compte les impératifs des sociétés existantes au risque de les voir stopper leurs investissements ou délocaliser ». On ne saurait être plus clair. Sans compter que chez de nombreux industriels, le choix d'un site dépend de la qualité des infrastructures. Liebherr par exemple prend ses décisions d'implantation, notamment en fonction des moyens de communication. L'essor de l'aviation d'affaires plaide en faveur de la continuité de Colmar-Houssen. Sa croissance est liée aux impératifs de flexibilité et de rapidité dans le business : « Des exigences auxquelles les grands aéroports comme Mulhouse-Bâle ou Strasbourg-Entzheim ne sont pas adaptés », soupire un chef d'entreprise colmarien. Les chiffres de fréquentation de Colmar-Houssen pour début 2003 attestent du dynamisme de cette activité : le nombre de passagers enregistrés fin avril (600) pour les seuls vols d'affaires, est en augmentation de 10% par rapport à 2002.

Meyenheim, "improbable"

Les usagers de la plate-forme se félicitent de l'accord intervenu entre la Ville de Colmar et la CCI pour prolonger le contrat d'exploitation de la piste de Houssen jusqu'à fin 2005. La Mairie n'est pas restée sourde à leurs préoccupations. Mais deux ans de sursis sont vite passés. Même si la convention est reconductible annuellement, jusqu'à ce qu'une alternative ait été trouvée. « Le transfert sur la base de Meyenheim proposé par le Maire est tout à fait acceptable, bien qu'on n'y croit pas trop. La mise en place d'une infrastructure pour l'aviation d'affaires à Meyenheim prendra de toute façon beaucoup de temps », souligne un patron. Aujourd'hui, il se murmure dans les milieux économiques que le CAHR proposerait déjà les terrains de l'aérodrome à des investisseurs potentiels. Renseignements pris, le comité d'expansion haut-rhinois a simplement réalisé avec l'ADAUHR (Association pour le développement, l'aménagement et l'urbanisme du Haut-Rhin) une fiche d'information sur la réserve foncière -une centaine d'hectares- de Colmar/Houssen. Il ne faudrait pas que les entreprises de demain fassent fuir celles d'aujourd'hui.

I. N.

Dernières Nouvelles d’Alsace 6 juin 2003

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