Extraits de presse
 5.27. 4 mars 2003 Le communiqué de l'AOPA

AEROPORT DE COLMAR-HOUSSEN

Les pilotes démontent les arguments du maire

L'Association des pilotes et des propriétaires d'avions (AOPA) réagit par la voix de son représentant haut-rhinois aux propos tenus par Gilbert Meyer sur l'aéroport de Colmar-Houssen, lors de l'émission "Face à la presse", samedi sur France 3. Dans un long exposé circonstancié, elle torpille les arguments municipaux brandis pour justifier la fermeture de la plate-forme. Extraits Les pilotes notent que Gilbert Meyer reconnaît l'utilité de l'aviation d'affaires. Mais ils lui reprochent d'ignorer l'aviation légère, de la réduire à l'aviation sportive. « Le député-maire de Colmar sait-il que quand il va toutes les semaines à Paris en avion de ligne, deux tiers des pilotes aux commandes de son appareil, ont fait leur début en aéro-club ? Il y en a même quelques-uns issus de l'aéro-club de Colmar... » L'association insiste sur la valeur éducative de cette activité. « Tuer l'activité légère, c'est obliger la jeunesse colmarienne en quête d'expérience aéronautique à s'exiler vers Mulhouse ou Strasbourg ». Dans le même registre, les pilotes dénoncent la suppression par la mairie d'une subvention qui aurait permis à de jeunes Colmariens de s'initier au vol à voile. A propos des nuisances de l'aéroport, l'AOPA reproche au maire sa mauvaise interprétation du plan d'exposition au bruit (PEB), et de n'avoir pas dit à quoi il sert. « Gilbert Meyer a proclamé que Colmar était la seule ville avec un PEB. Or, selon l'association, sur les 500 plates-formes aéroportuaires françaises, plusieurs dizaines se situent à moins de 5 km du centre-ville et de nombreux autres ont des PEB touchant les agglomérations ». Pour ce qui est des nuisances sonores, « des mesures ont montré qu'un monomoteur de 120 CV produisait à 300 m de hauteur le même bruit qu'un sccoter à 30 m ». L'association note également que le bruit des avions au décollage est largement couvert par celui de la voie rapide. Les pilotes regrettent la disparition de la voltige, « un art qui contribue à la sécurité aérienne ». « Des silences » sur les projets A propos de risque aérien, tout en reconnaissant qu'« exceptionnellement », le sujet n'a pas été évoqué par le maire lors de l'émission, l'AOPA juge l'argument "ridicule". « Depuis plus de 60 ans que Colmar-Houssen existe, aucun accident ayant entraîné la mort d'un tiers au sol n'est à déplorer(...) Dans tous les cas, le risque est statistiquement inférieur à celui que ferait courir aux riverains les camions d'une zone industrielle qui viendrait remplacer les 110 ha de l'aéroport ». Enfin, sur l'avenir du site, l'AOPA dénonce la discrétion du maire sur « l'après-aérodrome », auquel « il travaille avec acharnement depuis des années ». Elle estime que le retrait prématuré de la CCI l'a pris au dépourvu, que les projets de remplacement pour le site ne sont « pas officiellement connus ». « Comme pour illustrer ces silences », relève l'association, « l'entrepreneur Marc Rinaldi a expliqué lors d'une réunion de la CCI en novembre 2001, qu'il voyait dans la fermeture de l'aéroport,100 MF (environ 15 millions d'euros) de valorisation et la création de 3 000 emplois... » (NDLR : ce que l'intéressé confirme).

Dernières Nouvelles d'Alsace, Mardi 4 Mars 2003.

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