Le dossier
 4.6.9. mars 2002 Le maire répond aux Usagers

Monsieur Olivier ALMERAS

Président

Association de Sauvegarde de l’Aérodrome

de Colmar-Houssen et de son Environnement

Aérogare - Aérodrome de Colmar-Houssen

68000 COLMAR

Colmar, le 27 mars 2002

Monsieur le Président,

Vous venez d’adresser aux membres du Conseil Municipal un dossier récemment diffusé par l’Association des Usagers de l’Aérodrome de Colmar auprès des entreprises du Centre-Alsace.

Ce document, ainsi que votre courrier d’accompagnement, appelle de ma part les observations suivantes :

- Vous commencez par affirmer que la position de la Ville de Colmar révèle une "complète méconnaissance sur le rôle et les activités de son propre aéroport".

De tels propos n’engagent que vous, sachant que, bien au contraire, les réflexions qui ont été les nôtres reposent toutes sur l’exploitation réelle du site.

- L’analyse qui voudrait que ce soit la Ville de Colmar qui ait provoqué la résiliation du Traité de gestion par la Chambre de Commerce est totalement erronée.

Il est de notoriété publique que c’est pour l’essentiel la persistance d’un déficit d’exploitation chronique qui a amené la compagnie consulaire à cette résiliation.

- II est tout aussi inexact de prétendre que la Ville de Colmar serait tenue par une obligation contractuelle d’exploiter l’aérodrome, alors qu’elle se trouve dans l’impossibilité matérielle d’assurer cette exploitation.

Le représentant de l’Etat a d’ailleurs affirmé clairement qu’il n’était pas dans les intentions de l’Etat de contraindre la Ville de Colmar dans ce domaine.

Il est donc hors de question de compter sur une exploitation de l’aérodrome par la Ville, ni sur un quelconque engagement financier de sa part.

- Il est totalement faux de prétendre que la Ville de Colmar se serait engagée à un transfert de l’aviation sportive préalablement à la fermeture du site actuel. Au contraire : j’ai toujours affirmé que, si la base de Colmar-Meyenheim pouvait accueillir de l’aviation d’affaires, elle ne pouvait pas le faire pour le trafic sportif. J’ajoutais que des solutions restaient à trouver pour ces activités sportives.

- Quant à l’affirmation que la majorité des colmariens souhaitent conserver l’aéroport et estiment son emplacement actuel satisfaisant, elle se heurte au meilleur sondage possible, à savoir le vote populaire exprimé lors des dernières élections municipales, alors que le thème de l’aérodrome était très largement présent dans le débat électoral.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Gilbert Meyer

Député-Maire de Colmar

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