Les Colmariens sondés
D’après un sondage commandé par l’Association de défense de l’aérodrome de Colmar-Houssen, une majorité de Colmariens estiment que cet équipement est un atout pour leur Ville.
Les résultats du sondage qu’ils ont fait réaliser par des étudiants colmariens (voir la méthode utilisée, en encadré) ont tout pour réjouir les défenseurs de l’aérodrome de Colmar-Houssen, qui peuvent à présent étayer leurs arguments sur des chiffres.
84
% des personnes interrogées connaissent l’aérodrome de Colmar-Houssen, même si 61 % n’en connaissent pas les différentes activités.51
% estiment que l’existence d’un aérodrome à Colmar est un atout pour la ville, 9 % étant d’un avis contraire (40 % d’indifférents ou de non-réponses).212 personnes sur 400, soit 53
%, trouvent que l’emplacement actuel est adapté. Chiffre encore plus éloquent selon les défenseurs de l’aérodrome : 83 % des personnes interrogées pensent qu’il ne représente pas une gêne pour eux. Parmi les 12 % qui sont gênés par cet équipement, 83 % expliquent cette gêne par le bruit, 55 % par le danger, 6 % la pollution et 4 % la voltige.Opposés au transfert : 41 %
Parmi les 63
% de personnes qui sont au courant du projet de déplacement de l’aérodrome de Colmar à Meyenheim, 41 % y sont opposés, 20 % favorables et 39 % indifférents.32
% des personnes interrogées estiment qu’une « action auprès de la municipalité et visant à maintenir l’aérodrome à Colmar serait une bonne initiative ». Olivier Alméras et Jutta Sturm vont plus loin dans le détail des résultats. : Meme dans les zones les plus concernées par la présence de l’aéroport, une majorité des gens estiment que son emplacement actuel est adapté : près de 51 % dans le quartier Nord, presque 50 % dans le quartier Est. Parmi les habitants de quartier nord qui s’estiment gênés par l’aérodrome, seuls 5,56 % citent la voltige aérienne. Dans les autres quartiers de la ville, personne ne cite ce sport parmi les causes de gêne ».Faire avancer la concertation
« Cette enquête est la première réalisée sur ce sujet, souligne Olivier Alméras, président de l’Association de défense de l’aérodrome de Colmar-Houssen. Nous voulions savoir ce que pensent vraiment les Colmariens. Ce que l’enquête démontre, ce n’est pas ce que l’on a pu entendre jusqu’à présent. Les Colmariens, qui estiment majoritairement que l’aérodrome est un atout pour la ville, sont plus raisonnables que certains élus », estime Olivier Alméras.
« L’aérodrome est un atout économique pour la ville et un atout pour les jeunes qui souhaitent se former aux métiers de l’aéronautique, insiste Jutta Sturm, vice-présidente de l’association.
Le maire de Colmar veut supprimer l’aérodrome sans rien proposer en échange pour l’aviation de loisirs. C’est une véritable discrimination envers les quelque 800 licenciés de nos différents clubs ». On notera cependant un chiffre qui pourrait être retourné contre les défenseurs de l’aérodrome : seules cinq personnes, soit 2 % de l’échantillon, ont déclaré participer effectivement aux différentes activités de l’aérodrome (loisirs et aviation d’affaires).
Laissons le mot de la fin aux étudiants de la section BTS Action commerciale qui, grâce à leur étude, espèrent pouvoir « faire avancer la concertation entre les parties prenantes ».
Un échantillon de 400 Colmariens
« C’est un sondage effectué dans les règles de l’art. La méthodologie est sans reproche, les questions posées sont neutres », affirme Jutta Sturm en présentant les résultats de l’enquête réalisée par trois étudiants de BTS action commerciale du lycée Camille-Sée, Stéphanie Uhmann, Julien Halbeisen, et Yves Tschantz, sous la direction de leur professeur, Claude Fillgraff. Ce travail, intitulé « Étude de notoriété et d’opinion sur l’aérodrome de Colmar- Houssen », a été réalisé sous forme de questionnaires soumis par téléphone à un échantillon représentatif de 400 habitants de Colmar, entre le 30 novembre 2001 et le 17 janvier 2002. L’échantillon a été déterminé par tirage au sort dans l’annuaire téléphonique. « Nous avons exposé aux étudiants les thèmes que nous voulions voir aborder, précise Olivier Alméras.
A partir de là, ce sont eux qui ont formulé les questions ». Le coût de l’enquête, 750 € a été financé par l’association commanditaire.
Alsace 31 mai 2002