Les
« résidents » s'accrochent : « Nous gagnerons !... »Les personnels d'Air-Ailes et Alsair en grande tenue hier sur le tarmac de Colmar-Houssen :
pour une (re) naissance, pas pour un enterrement...
Les « résidents » de l'
aérodrome de Colmar-Houssen s'accrochent : « Nous nous battrons jusqu'au bout... et nous gagnerons ! », ont-ils affirmé hier lors d'une conférence de presse. L'effet d'annonce du désengagement de la CCI à l'horizon fin juin 2002 concernant le contrat de gestion de la plate-forme aéroportuaire de Colmar-Houssen a eu des conséquences pour le moins négatives auprès des utilisateurs habituels de l'aéroport (notamment les transporteurs de fret : plus de 120 tonnes ont transité par Colmar en 2001). « Ces entreprises et compagnies aériennes sont mal informées des modalités de cette démarche, de ses conséquences... et surtout de notre détermination à sauver Colmar-Houssen de ce coup dur », a estimé hier Olivier Almeras, président de l'Association de sauvegarde de l'aérodrome de Colmar. Il était entouré des représentants des compagnies basées à Colmar (Air-Ailes, Alsair notamment), de la déléguée à l'aviation civile sur la plate-forme (Joëlle Gérard) et de représentants des clubs de sports aériens. Une « détermination » dont il faut chercher les racines dans la « culture aéronautique » de cette région de centre-Alsace, mais aussi dans les intérêts en jeu, côté compagnie et côté clientèle.« Si nous avons investi pour nous baser à
Colmar dès 1991, c'est sur la foi d'un contrat garantissant des activités aéroportuaires au moins jusqu'en 2011 », rappelle par exemple Brigitte Oumier, directrice de la société Air-Ailes (près de 1 000 heures de vol par an, huit employés, trois avions dont un bi-réacteur Cessna). Côté clientèle, l'Association de sauvegarde de l'aérodrome fait valoir des courriers émanant de sociétés comme Taxi-Air-Fret (1 000 à 1 200 kilos de fret par rotation pour le compte de Peugeot-Mulhouse, sur affrètement de GEFCO-Special) ou OCCITANIA (transport notamment d'équipes de foot). « A terme, ce genre de service (transport particulier de passagers et transport urgent de fret) est susceptible -pour la haute-Alsace- de passer essentiellement par Colmar-Houssen. Ce type de vol nécessite en effet un très court délai de mise en oeuvre (préavis d'une heure) : une telle souplesse est de plus en plus difficile à mettre en oeuvre sur un gros aéroport », explique Olivier Almeras. Qui conclut donc qu'en toute logique, l'aéroport de Colmar-Houssen a de beaux jours devant lui. A condition qu'on le laisse vivre.
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29 janvier 2002