Extraits de presse
 5.11. janvier 2002 Mirage

Mirage...

Les avions qui utilisent la plate-forme de Colmar-Houssen posant leurs roues du côté de Meyenheim en cas de fermeture de l'aéroport : un mirage ? Le colonel Louis-Michel Testaud, commandant la BA 132 est formel : « Seuls les appareils commerciaux seraient autorisés à évoluer dans le secteur. Mais il serait hors de question qu'ils utilisent les pistes et tarmacs de la base : la seule infrastructure opérationnelle que nous pourrions mettre à leur disposition serait le contrôle aérien ». Ce qui signifie qu'un « déménagement » de l'aéroport de Colmar-Houssen vers Meyenheim impliquerait la construction d'une nouvelle piste, hors de l'enceinte de la base. Donc sur des terrains privés... qu'il faudrait d'abord acquérir avant de financer les installations. Et qui paierait ? La Ville de Colmar ? On voit mal le contribuable colmarien accepter de payer pour la réalisation d'un terrain-bis situé à une quinzaine de kilomètres de chez lui. Le Département ? Dans un récent courrier adressé au président de l'association de sauvegarde de l'aérodrome, Constant Goerg, président du conseil général, se désolidarise d'une démarche « visant à créer une nouvelle plate-forme aéroportuaire sur un autre site ». Les communes environnantes ? En février 2001, une dizaine de maires du canton d'Ensisheim se sont déclarés contre l'installation de l'aéroport de Colmar dans leur secteur... Enfin, à supposer que les activités de la plate-forme de Colmar soient déplacées du côté de Meyenheim, cette hypothèse excluerait de toutes façons l'aviation de loisir et les sports aériens. Le colonel Testaud est formel : pour de (réelles) raisons de sécurité, il n'est pas question qu'ils se hasardent dans la zone d'évolution des Mirages de l'Armée de l'Air.

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27 janvier 2002

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