Les « pour » répondent au maire
La « Bataille de l'aérodrome » sort des tranchées dans lesquelles elle se cantonnait, depuis l'annonce de la CCI de ne plus assumer la gestion de la plate-forme à partir de la fin juin de cette année (DNA du 21 novembre 2001). L'heure est à la charge à la baïonnette... C'est une réponse à une réponse : Guy-Eric Oumier, président de l'Association de sauvegarde de l'aérodrome de Colmar-Houssen (et chef-pilote de la société Air-Ailes, basée à Colmar) répond à un courrier du député-maire de Colmar (publié le 24 janvier dans les DNA). Courrier qui... répondait à un article (paru le 13 janvier) concernant l'Aérorétro-club. « Il est de mon devoir de veiller à la sécurité des Colmariens (...) : le cône d'envol a été élargi l'année dernière suite à un arrêté préfectoral. Il s'étend désormais jusqu'au coeur de la ville. Les avions survolent donc régulièrement le périmètre urbain », affirmait Gilbert Meyer pour justifier sa décision de mettre fin aux activités de la plate-forme aéroportuaire de Colmar. « Faux ! », dénonce Guy-Eric Oumier dans sa réponse. « Ce n'est pas le cône d'envol qui a été élargi : c'est le Plan d'exposition au bruit ». A ce sujet, Guy-Eric Oumier rappelle un récent courrier du président du Conseil général du Haut-Rhin suggérant une saisine de l'Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (ACNUSA) qui « pourrait se révéler utile pour examiner les problèmes de nuisances et de sécurité mis en avant ». Dans ce même courrier, Constant Georg explique qu'il a récemment « fait savoir au maire de Colmar que notre collectivité (NdlR : le conseil général) ne s'associerait pas aux réflexions ou démarches visant à créer sur un autre site une nouvelle plate-forme aéroportuaire ou à transférer vers d'autres lieux les activités aéronautiques de Colmar-Houssen ».
Aérodromes urbains
Fausse également, selon l'association de sauvegarde, l'affirmation de Gilbert Meyer selon laquelle « aucune grande ville française ne possède d'aérodrome sur son territoire urbain comme c'est le cas à Colmar ». Guy-Eric Oumier nous a adressé une liste d'une trentaine d'aérodromes situés en zone urbaine (référence : cartes aéronautiques de l'IGN). D'Annemasse à Villacoublay, en passant par Cannes, Cholet, Dax, Marseille, Poitiers ou Saumur... Gilbert Meyer estime également dans son courrier qu'il est inacceptable que « Colmar soit l'entonnoir de l'ensemble des amateurs de tout l'Est de la France, donc aussi de ceux auxquels la pratique de l'aviation sportive a été interdite chez eux ». Guy-Eric Oumier répond qu'il n'y a aucune raison pour que Colmar devienne un tel « entonnoir » : « La pratique de l'aviation sportive n'est pas « interdite dans tout l'Est de la France ». Elle existe à Saint-Dié, Nancy, Haguenau, Épinal, Montbéliard, Belfort-Chaux, Vesoul-Frotey... ». Le président de l'association de défense de l'aérodrome conclut en rappelant que 80 % des 1 260 licenciés pratiquant l'un ou l'autre sport aérien sur le terrain de Houssen sont des habitants du « Grand pays de Colmar ». C'est quand déjà les législatives ?...
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26 janvier 2002