Extraits de presse
 5.96. 2 août 2005 Le plaidoyer de Pierre Posth ancien Président de la CCI

Le plaidoyer de Pierre Posth

Pierre Posth, président de la CCI de Colmar et ancien chef d’entreprise à la retraite, apporte sa contribution au débat en faveur du maintien de l’aéroport.

" Le débat contradictoire et souvent affligeant qui s’est développé ces derniers mois au sujet du maintien ou de la fermeture de l’activité de l’aéroport de Colmar, m’incite à sortir de la réserve avec ce témoignage pour le maintien de cet outil irremplaçable qu’est notre aéroport (…)

Cet aéroport devrait d’ailleurs s’appeler aéroport du Centre-Alsace, tant il a prouvé sa réelle complémentarité avec les deux autres aéroports d’Alsace en accueillant à deux reprises l’escale d’Air France et d’Air Inter de Strasbourg-Entzheim, avec plus de 90000 passagers en 2000, et à la satisfaction des compagnies aériennes. En tant que cadre dirigeant chez Ruwa-Bell à Ribeauvillé, j’ai multiplié les déplacements devenus urgents et indispensables à l’expansion de l’entreprise. Titulaire du brevet de pilote privé d’avion et co-propriétaire d’un avion basé à Colmar, je prospectais les banques au départ de l’aéroport de Colmar vers Perpignan, Lille, Rodez, Bordeaux, Nantes, Angoulême ou encore Moulins, Cannes ou Aurillac et tout autre aérodrome parmi les 800 implantés en France. L’avion que je pilotais me faisait gagner un temps précieux et réduisait mes frais de déplacements puisqu’en une seule journée je faisais souvent l’aller-retour, vers l’une ou l’autre de ces destinations. (...) Je considère que l’aéroport de Colmar a été pour moi un atout majeur dans le développement de l’entreprise que j’ai quittée en 1989 alors qu’elle comptait 300 salaries. Sans aucun doute, bien d’autres chefs d’entreprises pourraient témoigner de leur réussite grâce à l’existence de l’aéroport et notamment les entreprises prestigieuses qui se sont implantés à Colmar ou au Centre Alsace et qui utilisent toujours avec bonheur les installations existantes. D’autres avaient même conditionné leur implantation par la proximité de l’aéroport, afin de permettre à leurs dirigeants, cadres ou clients de disposer de bonnes conditions de liaison. C’est aussi en 1989 que j’ai eu l’honneur et le plaisir d’être porté à la présidence de la CCI, dont j’ai modifié le nom avant toutes autres instances, en Chambre de Commerce et d’Industrie de Colmar et du Centre-Alsace. Il faut préciser aussi que l’aéroport de Colmar est agréé en classe C2 et Catégorie 1 grâce à ses équipements performants d’atterrissage aux instruments (...) C’est dans le cadre d’une politique du développement de l’aviation d’affaires et de tourisme, notamment l’accueil de charters de 50 à 100 places, que la CCI, en partenariat avec l’Etat (DGAC), la Région Alsace, le Département du Haut-Rhin et la ville de Colmar, a mis en oeuvre un plan d’aménagement pluriannuel pour réaliser deux voies de circulation pour avions (taxi-ways), l’agrandissement du parking avions vers le sud, la rénovation du balisage lumineux de l’ILS et de l’alimentation électrique. Les équipements de balisage haute intensité et d’atterrissage aux instruments de nouvelle génération ainsi que les équipements particulièrement performants de la tour de contrôle rénovée par l’Etat, ont été inaugurés en 1994. Alors, faut-il abandonner tous ces investissements qui fonctionnent à merveille depuis à peine 10 ans et jeter aux oubliettes tout ce travail entrepris depuis des années ? (...) "

Dernières Nouvelles d’Alsace 2 août 2005

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