Extraits de presse
 5.84. 22 juin 2005 La CCI passe à l'offensive

La CCI passe à l’offensive

Au nom des 8000 entreprises du Centre – Alsace, les élus de la CCI de Colmar ont déterré la hache de guerre contre la fermeture de l’aérodrome.

Autrefois larvée, la guerre entre la Chambre de commerce et d’industrie de Colmar et du Centre-Alsace (CCICCA) et le maire de Colmar au sujet de la fermeture de l’aérodrome est aujourd’hui déclarée. L’aboutissement, selon Gérard Fellmann, le président de la CCICCA, des travaux préparatoires à l’assemblée générale de la chambre consulaire (notre édition d’hier), qui ont mobilisé 150 dirigeants d’entreprises du secteur.

" Au cours des débats, nous avons constaté une véritable exaspération des chefs d’entreprise, précisait hier Gérard Fellmann, lors d’une conférence de presse les représentants de tous les secteurs d’activités se sont retrouvés pour affirmer que cet aéroport devait être maintenu en activité. On ne peut pas supprimer un équipement collectif d’utilité publique. "

Une association pour défendre la plateforme

" Ulcérés " par la décision du maire de Colmar, les chefs d’entreprise ont même décidé de se constituer en association, la semaine dernière, pour défendre l’aérodrome colmarien. " Nous sommes prêts à aller en justice ", prévient Gérard Fellmann. Pour Bertrand Zimmer, le président de la commission " industrie et commerce international ", le maire de Colmar n’aurait en effet " aucun moyen juridique de forcer la fermeture de l’aéroport fin 2005 ", en vertu de la convention Ville-État du 17 juin 1991, qui inscrit dans le marbre le maintien en activité de l’aéroport jusqu’en 2011. La décision du maire de Colmar est un abus de pouvoir. Nous dénonçons ce tour de passe-passe qui vise à forcer la main à l’Etat. Nous comptons sur lui pour préserver les engagements signés. "

Pour autant, les élus consulaires ne se disent pas opposés à une solution alternative, comme le prévoit le protocole d’accord signé avec la mairie en décembre 2002 : " La recherche de cette solution de substitution incombe à la Ville, mais nous attendons toujours le résultat des études. "

Les élus de la CCI s’inquiètent enfin d’une éventuelle manoeuvre de la Ville, qui pourrait déclarer dès janvier 2006 l’aérodrome impraticable par défaut de gestionnaire : La CCI acceptera de continuer à gérer l’aéroport demain, si on veut bien d’elle. Mais si un autre gestionnaire prend le relais, notre objectif sera atteint. Dans le pire des cas, l’État pourrait exploiter le site en régie, mais ce serait absurde : on a déjà un gestionnaire et un financeur. "

CLÉMENT TONNOT

Journal l’Alsace 22 juin 2005

Table des matières Images