Aéroport : « le débat est clos »
Lundi en fin de séance, la question de la fermeture de l'aéroport. est revenue sur le tapis. Dominique Grunenwald (Dialogue et Action) a demandé que le conseil municipal discute du dossier. Mais pour le maire, le débat est clos.
Au sujet de l'aéroport, Dominique Grunenwald entend que « le conseil municipal soit officiellement informé ». « Il n'y a jamais eu de débat sur cette affaire importante », estime-t-il, s'appuyant sur la manifestation en force des patrons sur le tarmac pour le maintien de la plate-forme de Colmar-Houssen. « Ne refusez pas le débat Monsieur le maire, pour qu'un jour on ne dise pas que vous étiez un autocrate », lance le porte-parole de Dialogue et Action. Une manière de renvoyer la balle, lui même ayant été taxé d'autocratisme par l'adjoint Hemedinger un peu plus tôt lors du vif échange sur la patinoire.
L'élu veut savoir si le maire recevra les chefs d'entreprise. Gilbert Meyer répond que bien évidemment, « il les rencontrera et les entendra ». Mais pour lui, le débat public sur cette affaire a déjà eu lieu en 2001 avec l'examen du schéma directeur (SDAU) qui prévoyait l'affectation du terrain de l'aéroport. Il y a eu des recours contre le SDAU, admet le maire. Mais le jugement n'a pas encore été rendu. Il ne voit donc aucune raison de revenir sur le sujet au conseil municipal.
Le Crédit Mutuel,près d'Entzheim
Le politique tient tête au monde économique. Il démonte l'argument des milliers d'emplois mis en avant par les patrons pour défendre l'aéroport. Les exemples sont ciblés, le ton senti : « Sur la liste des entreprises, je vois : le Crédit Mutuel, 2 694 emplois. Ces emplois sont-ils menacés par la disparition de l'aéroport. Le siège de la banque est plus proche de Strasbourg-Entzheim que de Colmar-Houssen. Et je peux citer d'autres cas : la société Rapp à Kingersheim se trouve à proximité de l'Euroairport. Quant aux 4 000 emplois de Knauf, où sont-ils ? Le groupe a une unité de 85 personnes à Wolfgantzen et j'y suis pour quelque chose lorsqu'il a voulu s'implanter ailleurs qu'à Ungersheim ».
Gilbert Meyer estime que« tout cela n'a aucun rapport avec l'aéroport ». Et il relève au passage qu'un « des deux cadres, signataires de la lettre des patrons fait partie du conseil d'administration de la CCI qui a dénoncé le traité de gestion de l'aéroport ».
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7 juillet 2004