Après les avions, la prison …
On en apprend souvent plus aux réunions de quartiers qu’au conseil municipal. Questionné sur l’aéroport, le maire a confirmé que le site pourrait accueillir la nouvelle prison. A un habitant qui se plaignait des nuisances générées par les évolutions dominicales d’un hélicoptère au-dessus de la ville, Gilbert Meyer a répondu : « Un hélicoptère n’a rien à faire là. Houssen n’est pas un héliport ». Et de réaffirmer sa volonté de voir l’aéroport cesser son activité pour 2006. Non sans préciser : « D’ici là, il faut trouver une solution pour le monde économique ». Les activités sportives n’ont pas le droit à la même sollicitude. Le maire regrette que Colmar- Houssen soit devenu « l’entonnoir » de toutes les disciplines interdites ailleurs. Mais il note « qu’il y a moins de cabrioles depuis qu’on a réussi à interdire la voltige ». Pour lui l’activité des clubs sportifs devra être éclatée sur plusieurs sites.
Dans la salle, une voix s’élève alors pour défendre le maintien de l’aéroport, élément du «patrimoine » et outil historique au service des entreprises. « Le jour où vous construirez une prison dessus, les entreprises iront ailleurs et on sera au chômage », s’émeut l’intervenant. Le maire précise alors que « la prison ne va prendre que 10ha sur 120ha », validant la possible implantation du futur établissement pénitentiaire sur le site de l’aéroport. Le reste de la surface sera dédié à l’activité économique : « La Ville de Colmar, explique Gilbert Meyer, n’a plus de terrains. Elle a été obligée d’aller à Sainte-Croix-en-Plaine pour trouver une quarantaine d’hectares destinés à attirer les entreprises ». Il reconnaît implicitement que la fermeture de l’aéroport n’est pas uniquement justifiée par des raisons de sécurité. I. N.
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